dimanche 21 septembre 2008

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Une chatte qui s’ébat avec quelques prétendants me réveille en sursaut et avec elle, l’ours blanc et son petit, le camion qui s’élance dans la nuit tous phares éteints. Le matin est serein. Les rideaux balayent les airs avec amplitude dans un geste lent, mesuré. Les motifs bercés par cette première brise fraîche qui semble traverser l’appartement sur la pointe des pieds avant de sortir et de continuer sa course vers d’autres nuques endormies, d’autres corps alanguis, ces motifs d’hier me parlent. Sur le chevet, un livre raconte le désastre, il est 5:24, nous ne sommes pas le 28 décembre 1908 quand cette terre si douce s’est faite assassine. Cette seule évocation fait monter en moi une profonde tristesse. D’ici, je vois la Sicile. Il faut pousser son regard par delà le feuillage épais du jardin et passer la ligne bleue. Ce matin, encore engourdi, il faut reprendre la route sous quelques rares goutes grasses, se mêler aux occupants des autobus en route pour fêter avec les leurs, faire la file pour le café bercé par la houle, se fondre dans la foule avant de reprendre la route sinueuse qui me ramène au pays de mon père. Là, une nouvelle fois, je m’effondre.

2 commentaires:

this too will pass a dit…

just passing through; nice pictures

Giovanni Agresti Fiumara a dit…

let's hope this feeling won't pass...