Les vendanges du matin se sont faites sans nous sauf peut-être pour quelques raisins égarés que nous sommes allé cueillir au-delà des terres immédiates. Le raisin doré et déjà séché par les ardeurs estivales aura eu raison de moi. Au lieu de le jeter dans le panier, c’est dans mon gosier qu’il allait finir avec enthousiasme. Puis, il faut écraser le raisin, laisser s’échapper le premier jus, le récupérer pour le mélanger aux rafles amères et encourageantes, il faut compter et cuver, le regard mordu par les éclaboussements sucrés et déjà un peu vineux. Chacun s’agite dans les caves et au dessus, les pâtes cuisent, la viande aussi, les aubergines sous l’huile réclament le pain jaune et le vin de l’an dernier. C’est la fête, dans le regard de mes hôtes, c’est une joie sans mesure. Je les aime.
dimanche 21 septembre 2008
vino nuovo
Les vendanges du matin se sont faites sans nous sauf peut-être pour quelques raisins égarés que nous sommes allé cueillir au-delà des terres immédiates. Le raisin doré et déjà séché par les ardeurs estivales aura eu raison de moi. Au lieu de le jeter dans le panier, c’est dans mon gosier qu’il allait finir avec enthousiasme. Puis, il faut écraser le raisin, laisser s’échapper le premier jus, le récupérer pour le mélanger aux rafles amères et encourageantes, il faut compter et cuver, le regard mordu par les éclaboussements sucrés et déjà un peu vineux. Chacun s’agite dans les caves et au dessus, les pâtes cuisent, la viande aussi, les aubergines sous l’huile réclament le pain jaune et le vin de l’an dernier. C’est la fête, dans le regard de mes hôtes, c’est une joie sans mesure. Je les aime.
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