jeudi 21 avril 2011

L'expiation (fin)






« Eh bien, il y a encore une autre forme de compensation, c’est celle que l’on trouve dans le principe de l’expiation : la soumission de soi-même à la violence d’un autre, avec l’idée de se laver soi-même ainsi de toutes ses fautes. »




Tennessee Williams-  Le masseur noir (extrait) 

L'expiation (suite)

« (…) Parce que tous les péchés du monde ne sont en réalité que des inachèvements, que des incomplétudes, toute la souffrance du monde est en réalité une expiation. Qu’une maison reste avec ses trois murs parce qu’on a plus de pierres pour faire le quatrième ; qu’une pièce reste sans meubles parce que le propriétaire n’a plus d’argent, on trouve généralement une sorte d’arrangement artificiel pour palier un manque de ce genre. La nature de l’homme est riche de ces palliatifs artificiels ; il se met en quatre pour dissimuler ses incomplétudes. Il sent qu’une part de lui même est semblable à un mur qui manque dans une maison, à un meuble qui manque dans une pièce, et il essaye tant bien que mal de remédier à ce manque. L’usage de l’imagination, l’exercice du rêve ou des plus hautes ambitions de l’art, c’est le masque qu’il fabrique pour dissimuler ses incomplétudes. Ou encore, la violence ou la guerre, que ce soit entre deux hommes ou entre deux nations, apparaissent aussi comme une compensation aveugle et insensée à tout ce qui n’est pas vraiment achevé dans la nature humaine. (…) » 


Tennessee Williams - Le masseur noir (extrait) 

L'expiation


mardi 12 avril 2011

Furieusement

Mes images commencent à se ressembler furieusement. Ce sont des images qui cherchent plus qu’elles disent (à supposer que les images disent, bien entendu). Ce sont maintenant des images sans risque. Des images qui n’installent rien de définitif. Des images système. Comme les brandebourgeois que l’on fait tourner en boucle. Chez les gens comme dans un paysage, je regarde toujours la même chose : la lumière.