Ce que j’ai si longtemps pris pour de la malice et de la cruauté chez elles s’avère n’être au fil du temps que la marque d’une profonde inaptitude. Une incapacité viscérale à être en accord avec elles-mêmes. Non par inadéquation ou manque d’alignement à leurs propres valeurs mais parce qu’il n’y a tout simplement rien à l’intérieur d’elles qui puisse servir d’étalon à un quelconque ajustement. Autrement dit, tout se passe comme si leur être était vide ou à peu près. Tout alors s’imprime et se dissipe en suivant le même rythme. Tout leur convient, aussi bien une chose que son contraire.
Ces âmes vacantes sont comme des caisses de résonnance, elles répètent en écho les coups qu’elles prennent. Rien chez elles absorbe ou contient. Rien en elles n’est vraiment fait pour retenir, pas même pour le salut des autres. Ce qui les traverse est simplement amplifié. Elles sont comme des fils, elles conduisent et s’échauffent à mesure qu’elles portent la charge. Elles servent un courant plus vaste qu’elles et dont elles n’ont aucune idée. Ainsi, si au bout d’elles se trouve la chaise, elles porteront également. La destination n’ayant aucune incidence sur leurs transports.
Rien ne vient réduire l’oscillation arbitraire dont elles suffoquent le monde en crises nerveuses et répétées.
Rien ne vient réduire l’oscillation arbitraire dont elles suffoquent le monde en crises nerveuses et répétées.
Près d’elles, il me vient de rêver de résistance. Entre elles et moi, j’aurai tendu un fil délicat qui cèderait chaque fois que la charge voisinerait dangereusement les sommets.
Fusible est la vertu qui me manque...

























