jeudi 23 juin 2011

Le fils que je n'ai pas eu

L’autre jour, j’appelle mon frère sur une sorte d’impulsion fraternelle et quand il décroche, il est sans voix, tout surpris que je l’appelle. Il venait de rêver de moi et avait fait part de son rêve à ma mère. Il croyait donc qu’elle m’en avait parlé que c’est pour cette raison que je l’appelais. Or il n’en était rien.
Bien entendu, il m’a tout de suite raconté le rêve en question. Il tenait en quelques mots. Je suis attient d’un cancer et je meurs dans de grandes souffrances (sic).
Je me suis empressé de lui déclarer qu’il faudrait sans doute qu’il attende un peu désormais avant que je le rappelle et puis, nous avons ri de bon cœur.
Depuis ce jour, je sens une douleur quelque part dans mon , comment dire, mon accessoire génital et, comme par hasard, je me suis senti obligé de faire resurgir cette double photographie que j’avais prise de mon neveu, à l’hôpital lorsque il est venu au monde… Quand je l’ai vu pour la première fois, tout petit et déjà si solide, la seule chose qui me soit venue à l’esprit, ce fut ces mots : le fils que je n’ai pas eu.
Depuis ce fameux coup de téléphone, j’ai modifié la phrase un tout petit peu.

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