Je voudrais ne faire que des photographiques simples et sincères mais je n’y parviens pas ou alors beaucoup trop rarement. Je réfléchis trop et puis contrairement à d’autres, ma réflexion n’amène pas que le meilleur. Quand je “réussis” quelque chose, c’est nécessairement un coup de hasard, une chose que je ne m’explique pas. Tout se passe comme si ma pensée était avariée. Corrompue exactement comme si j’étais habité par un incube. J’ai le sentiment qu’ainsi ma pensée souille - j’allais dire profane –ce qui en moi est resté intact et ouvert au monde et je passe ma vie à inventer des subterfuges pour tromper sa vigilance et lui échapper ne fut-ce qu’un instant. C’est dans ces rares moments que naissent les portraits qui me touchent.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire