L’Etna est entré en éruption une fois de plus. Le jour, on voit sortir du cratère sommital une fumée grisâtre sans trop de vigueur qui se laisse porter par les vents dominants dans le ciel de Catane où elle est dissipée par l’impitoyable fournaise d’août. Le soir, ce sont des feux fluets qui éclaboussent mollement les ténèbres et tentent en vain de couronner la voûte céleste sans jamais ravir la vedette aux étoiles.
Pendant ce temps, une brume dangereuse continue de m’envelopper[1]. Une brume tenace qui au fil des jours semble s’épaissir à mesure que je me vide de ma substance et de mon énergie. Faut-il que mon déclin soit aligné aux vomissures de la terre ?
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