dimanche 27 novembre 2011

Détroit II (2011) - for sale


Je le reconnais, ce titre est assez sibyllin. Mais ceux qui sont au courant du marché de l’art et celui en particulier de la photographie auront peut-être fait le rapprochement. Le onze du onze, deux mille onze, (rien que la date présente des vertus artistiques), The Telegraph titrait « Pourquoi Rhein II de Andreas Gursky est-elle la photographie la plus chère au monde ? » (Traduction libre)
Cette photographie faite en 1999 représentant une coupe longitudinale de la rivière (avec des lignes parfaites) a été vendue aux enchères chez Christie’s, à New York, à plus de 4 millions de dollars, établissant le record absolu pour une photographie. Je précise qu’elle fait tout de même huit mètres carrés (quatre mètres sur deux)… Elle est d’ailleurs décrite comme monumentale par l’auteur de l’article, comme si la taille justifiait en partie son prix.
Au même moment, alors que je découvrais cet article, j’avais devant moi, un cliché de la plage hivernale du village de mon père, dans le Détroit de Messine, une photographie que j’avais prise à main levée sans trop y penser, en début d’année. Alors, je me suis laissé aller à ce petit jeu. Ce n’est pas en manière de mépris pour ce grand artiste que je respecte par ailleurs, mais juste une façon d’exprimer ma plus complète et irréductible confusion devant les mécanismes qui sont à l’œuvre dans l’évaluation par l’homme de l’œuvre de ses semblables…
Bravo Monsieur Gursky, vous devez voir des étoiles ! Ce qui est sûr, c’est que je ne vais plus jamais regarder vos clichés avec le même œil, finie la désinvolture ! 


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