Personne ne sait le prix de ces mots. Les aligner c’est comme jouer à la roulette russe avec ce qu’il y a de plus précieux ici, l’espoir d’être aimé longtemps par le protagoniste du récit. On ne sait rien de lui encore. On le connaît à peine. Il ne devrait pas le reconnaître sinon alors c’est que la fiction aura irréparablement rejoint la réalité et il faut le craindre aussi, à la faveur de cet exercice, quelque chose d’essentiel se sera inéluctablement abîmé. On peut se demander alors, faut-il écrire ? C’est un jeu pervers… un de ces jeux pour adulte rassasié par l’existence… Or moi, je suis insatiable et je ne laisserai pas ces quelques mots me trancher la gorge.
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