
aller-retour (c) 2003 giovanni agresti fiumara, all rights reserved, montage temporaire
Des amis m’ont donné rendez-vous devant une sorte de gare désaffectée transformée en boîte de nuit, un lieu dénommé La Chapelle dans le bas de la ville. J’y arrive avant eux et je décide de les attendre devant la porte. Je suis certain d’être au bon endroit. Je m’apprête à appeler l’un d’eux au téléphone. Pendant ce temps, du coin de l’œil, je remarque un groupe de trois garçons affairé un peu plus loin. L’un d’eux porte un short et des chaussures sans chaussettes, de celles avec lesquelles on fait du bateau. Je n’ai pas le temps de me figurer toutes ces choses que ce même garçon se sépare de ses deux acolytes et fait mine de marcher vers moi. C’est ce qu’il fait et quand il arrive à ma hauteur, très poliment, avec un accent français, s’excuse et m’assure qu’il peut me dédommager du désagrément qu’il me cause en empruntant mon téléphone portable pour appeler un ami à qui il a donné rendez-vous et qu’il ne peut joindre faute de capter un réseau. Je pense que je lui apparais méfiant mais je ne refuse pas et après l’avoir assuré de ma collaboration, je forme le numéro sur mon portable, attends que la sonnerie retentisse et qu’une voix se manifeste de l’autre côté, je dis quelque chose du genre « attendez, je vous passe quelqu’un » et je tends le téléphone au jeune homme en short. Leur conversation est brève et alors qu’il me rend mon téléphone en me remerciant, j’entends mon nom crié depuis l’autre côté de la place. Le jeune homme en short et moi-même nous regardons avant de réaliser que nous attendons la même personne et que je viens d’appeler notre ami commun sans m’en apercevoir… C’est de cette manière que le garçon en short et en chaussures de voile s’appelle désormais Amaury. Il viens de la Flandre française pour rendre visite à son ami, de passage à Bruxelles.
Cet épisode a brusquement remonté à la surface deux photographies prises dans la nuit sicilienne. J’en ai fait un rapide montage et depuis lors, ces photographies connaissent une certaine peine à se séparer. Elles sont extraites d’un hommage fait à mon père, une série de photographies prises sur la route qui sépare le lieux où je suis né de son village natal, à lui (aller-retour (c) 2003).
g.
Des amis m’ont donné rendez-vous devant une sorte de gare désaffectée transformée en boîte de nuit, un lieu dénommé La Chapelle dans le bas de la ville. J’y arrive avant eux et je décide de les attendre devant la porte. Je suis certain d’être au bon endroit. Je m’apprête à appeler l’un d’eux au téléphone. Pendant ce temps, du coin de l’œil, je remarque un groupe de trois garçons affairé un peu plus loin. L’un d’eux porte un short et des chaussures sans chaussettes, de celles avec lesquelles on fait du bateau. Je n’ai pas le temps de me figurer toutes ces choses que ce même garçon se sépare de ses deux acolytes et fait mine de marcher vers moi. C’est ce qu’il fait et quand il arrive à ma hauteur, très poliment, avec un accent français, s’excuse et m’assure qu’il peut me dédommager du désagrément qu’il me cause en empruntant mon téléphone portable pour appeler un ami à qui il a donné rendez-vous et qu’il ne peut joindre faute de capter un réseau. Je pense que je lui apparais méfiant mais je ne refuse pas et après l’avoir assuré de ma collaboration, je forme le numéro sur mon portable, attends que la sonnerie retentisse et qu’une voix se manifeste de l’autre côté, je dis quelque chose du genre « attendez, je vous passe quelqu’un » et je tends le téléphone au jeune homme en short. Leur conversation est brève et alors qu’il me rend mon téléphone en me remerciant, j’entends mon nom crié depuis l’autre côté de la place. Le jeune homme en short et moi-même nous regardons avant de réaliser que nous attendons la même personne et que je viens d’appeler notre ami commun sans m’en apercevoir… C’est de cette manière que le garçon en short et en chaussures de voile s’appelle désormais Amaury. Il viens de la Flandre française pour rendre visite à son ami, de passage à Bruxelles.
Cet épisode a brusquement remonté à la surface deux photographies prises dans la nuit sicilienne. J’en ai fait un rapide montage et depuis lors, ces photographies connaissent une certaine peine à se séparer. Elles sont extraites d’un hommage fait à mon père, une série de photographies prises sur la route qui sépare le lieux où je suis né de son village natal, à lui (aller-retour (c) 2003).
g.
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