mercredi 20 juillet 2011

Aux étangs, un jour sans marché

Ici, la terre ne tremble pas. Elle est campée depuis si longtemps sur ses limons durcis que plus rien ne passe, pas la moindre vibration n’atteint ses surfaces. L’eau qui tombe en permanence ne pénètre plus le manteau d’humus qui la couvre et qui se clairseme de flaques de plus en plus grandes. L’étang grossit, les arbres abaissent leurs branches jusqu’à toucher l’eau brune, et partout la boue. Même ce grand bâtiment qui abrite ma retraite ressemble à un paquebot, au grand Arche pour quand va commencer le déluge. Ici, c’est l’épreuve de l’eau et je sens bien que je vais me noyer.  
  

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